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Agressions et saccage d’un bar gay à Lille
L’homophobie décomplexée frappe de nouveau et fait trois blessés
Publié le vendredi 19 avril 2013

Le mercredi 17 avril, vers 22h, quatre hommes au crâne rasé ont agressé des homosexuels fréquentant le Vice & Versa, à Lille.

Les clients et patrons de ce bar gay ont essuyé des insultes homophobes : « Ta gueule sale PD. Regarde-moi dans les yeux si tu as des couilles », et ont été victimes de blessures suite à la tentative de saccage de ce bar commise par les quatre individus, arrêtés et placés en garde à vue à l’issue de leurs délits.

Ce nouvel épisode de violences homophobes est directement le fruit de la montée de la haine, de l’intolérance, et de l’homophobie en France, conséquences d’un climat général cultivé par les opposants prétendant lutter contre l’ouverture du mariage et de l’adoption, alors qu’ils ne renvoient les personnes et les couples homosexuels qu’à une sous-citoyenneté, aux droits inférieurs.

Ces nouvelles violences inacceptables interviennent dans un climat de harcèlement, de manifestations de la part des opposants qui ont décomplexé l’expression d’une homophobie désormais revendiquée, au moment où l’Assemblé nationale examine en deuxième lecture le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.

L’homophobie qui est un délit pénal, est aussi devenue la volonté de maintenir des citoyennes et des citoyens LGBT dans une situation de discrimination légale.

Cette nouvelle affaire d’agression homophobe à Lille intervient après celles à Paris, le 7 avril dernier, où deux couples homosexuels ont été passés à tabac, ainsi qu’après les témoignages de l’homophobie au quotidien, reçus d’homosexuel(le)s dans les régions.

La FÉDÉRATION LGBT exprime sa solidarité aux blessés, aux clients et patrons du Vice & Versa, à Lille, sous le choc.

La FÉDÉRATION LGBT condamne fermement cette agression au bar lillois le Vice & Versa dont se sont rendus coupables les quatre prévenus, et enjoint le parquet de Lille à retenir la circonstance aggravante de la commission des faits à raison de l’orientation sexuelle des victimes, tant pour les injures que pour les agressions et destructions. Cette circonstance aggravante est, dans les faits et symboliquement, bien supérieure à la commission des faits en réunion, puisque ces hommes venaient volontairement agresser des homosexuels.

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