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L’Existrans, la marche des trans, intersexuéEs
LE 23 OCTOBRE 2010 à PARIS
Publié le jeudi 21 octobre 2010

L’EXISTRANS, LA MARCHE DES TRANS, INTERSEXUE.E.S, ET DE CELLES ET CEUX QUI LES SOUTIENNENT

LE 23 OCTOBRE 2010 à PARIS, EN LIEN AVEC LA CAMPAGNE INTERNATIONALE STOP TRANS PATHOLOGIZATION 2012*

NOTRE IDENTITÉ DE GENRE NOUS APPARTIENT, NOTRE LIBERTE DE CHOIX NE SE NEGOCIE PAS !

Pour sa 14ème marche qui aura lieu le samedi 23 octobre 2010 à 14h au départ du métro Barbès à Paris, l’Existrans souhaite attirer l’attention sur l’évolution actuelle de la situation des personnes trans en France. En effet, suite à l’annonce de la Ministre de la Santé, Mme Roselyne Bachelot-Narquin, en avril dernier, le Ministère travaille actuellement sur un projet de Centre(s) de référence qui devrait changer profondément la manière dont se déroule les parcours français.
Nous aimerions rappeler à ce titre que suite à la sortie du rapport définitif de la Haute Autorité de Santé (HAS) en avril dernier, la communauté trans, informée de ce projet du Ministère, a organisé une Assemblée Générale qui a débouché sur la rédaction d’un communiqué de presse accompagné de revendications claires et de la résolution suivante : « Pour mettre en œuvre la dépsychiatrisation des transidentités, la prise en charge de la transition doit exclusivement se fonder sur une déclaration de consentement éclairé sans aucune forme d’évaluation ou de diagnostic ».

Tout d’abord, si nous saluons le fait que le Ministère de la Santé semble enfin prendre en considération les personnes trans, nous manifestons notre méfiance pour la conduite de ce chantier. Basée sur l’idée de la « prévalence » des personnes trans – terme qui semble vouloir dire que le Ministère considère toujours la transidentité comme une maladie – ce(s) Centre(s) de référence vont bouleverser dans les mois à venir la prise en considération et la prise en charge de nos parcours. Il est impératif de rappeler que ce profond changement ne pourra se faire sans la participation de représentant-e-s des personnes concernées, à savoir les trans elles-eux mêmes, comme c’est le cas dans les d’autres Centres de référence. De la même façon, pour que ce(s) Centre(s) puissent fonctionner, il sera nécessaire que ceux-ci ne se contentent pas de répéter ce qui est actuellement en place dans certains hôpitaux français où des équipes « officielles », auto-proclamées spécialistes, continuent de travailler en toute impunité malgré les dénonciations répétées de la communauté trans française.

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