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Protection des libertés individuelles des personnes intersexes
l’Europe a encore une longueur d’avance !
Publié le jeudi 22 mai 2014

Le commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe s’engage aux côtés des personnes intersexes avec une belle formule (« un garçon, une fille, ou une personne ») qui fera hurler les intégristes religieux, mais témoigne de sa profonde humanité. Il s’agit d’un signal fort de l’Europe en faveur des libertés individuelles.

La Fédération LGBT tient à exprimer son plein soutien à cette initiative, et remarque qu’une fois de plus, en matière de défense de droits des personnes intersexes, la France est à la traîne.

Certes, les personnes concernées sont numériquement peu nombreuses, mais la dureté du sort qui leur est fait par les États, et la médecine normalisatrice à leur service, dépasse l’entendement. Il était donc temps que ces discriminations soient condamnées au plus haut niveau par l’Europe. L’ONU, pour sa part, avait déjà assimilé à la torture les opérations chirurgicales sans consentement dont des milliers d’enfants sont victimes dans nos pays, dans l’indifférence générale.

Cet engagement du commissaire européen aux droits humains est particulièrement frappant, à un moment où en France, même sur les droits des familles hétérosexuelles, tout semble bloqué ! Sans parler des questions d’égalité des droits des personnes LGBT, totalement en panne.
La Fédération LGBT suggère donc au Gouvernement français de prendre modèle sur l’Europe et de s’inspirer un peu plus des avancées de nos voisins (dernièrement, pour la PMA, c’étaient les sénateurs belges qui nous donnaient une leçon !).

Même les questions n’engageant pas de dépenses, comme la protection des enfants intersexes, semblent ne plus pouvoir avancer dans notre pays… Pourtant, pour protéger les jeunes intersexes, un moratoire des opérations normalisatrices s’impose !

Stéphanie NICOT, présidente
Dominique GANAYE, porte-parole

contact @federation-lgbt.org

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